Peu de temps avant l'ouverture de la grande exposition française de 1889, une jeune anglaise alla à l'ambassade britannique de Paris pour y raconter l'expérience qu'elle venait de vivre et demander de l'aide. Sa mère et elle-même étaient de passage à Paris. Elles durent dormir chacune dans une chambre de motel minable et mal entretenue, à cause des touristes qui logeaient déjà dans tous les établissements recommandables.
La mère logeait dans la chambre 27, décorée de papier peint aux motifs floraux et arborant des draperies et des rideaux de couleur prune. Lorsque celle-ci arriva dans sa chambre, elle s'effondra sur le lit, ne se sentant pas bien. Sa fille fit venir un médecin pour examiner sa mère. Celui-ci examina rapidement la dame et se tourna vers le propriétaire du motel pour lui dire quelque chose en français, que la fille ne pu comprendre. Le médecin semblait être très excité lorsqu'il parla au propriétaire. Il demanda alors à la jeune fille d'aller chercher sa trousse à son cabinet de l'autre côté de la rue et de faire vite, car le temps pressait. Celle-ci s'exécuta, laissant sa mère seule avec les deux hommes.
Ce qui devait prendre que quelques minutes prit plus de quatre heures. C'est-à-dire que la jeune fille fut arrêtée dans la rue à plusieurs reprises pour des renseignements, par des marchands, des touristes, etc. Puis, une fois dans le cabinet du médecin, on l'informa que la trousse du médecin était restée chez un patient à l'autre bout de la ville. Elle devait maintenant trouver une charrette pour s'y rendre. Après plusieurs heures, elle finit tout de même par obtenir la trousse.
La jeune fille arriva au motel très contrariée et demanda comment allait sa mère. Le propriétaire lui répondit qu'il ne savait pas de quoi elle parlait puisqu'il l'avait vu arriver seule. Elle regarda le médecin, confuse, et lui demanda ce qui se passait au juste mais celui-ci sembla ne pas comprendre de quoi elle parlait. Prise de panique, elle alla vérifier le registre du motel.
Elle savait que sa mère avait signé son nom dans l'espace réservé à la chambre 27. Pourtant, le nom de sa mère n'y figurait plus. Le nom d'une autre femme y figurait maintenant. Elle insista pour aller vérifier la chambre par elle-même. Quand elle y entra, tout était changé. On avait enlevé le papier peint floral, changé les draperies ainsi que les rideaux et les bagages de sa mère ne s'y trouvaient plus. Quand elle arriva à l'ambassade pour demander de l'aide, on lui répondit qu'on ne pouvait rien faire pour elle sans preuve. Cette fille ne retrouva jamais sa mère; alors prise dans un cauchemar, elle finit ses jours a l' hopital psychiatrique Necker quelque part en Europe... On la retrouva ensuite dans sa chambre, un scalpel planté dans la poitrine...